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Editorial

Une communication

au Bundestag 

 Par: Pr Abdallah SAAF 
 Berlin le 20-04-15

Invité à parler au Bundestag le 20 avril 2015 de l’expérience politique marocaine, j’ai tenu les propos suivants :

« Dans le tableau global de la région, on enregistre en cette période six pays en situation de guerre interne, (on ne sait si l’on doit parler de guerre civile  ou de conflits intérieurs en raison des acteurs transversaux impliqués), sept en situation de transition avec d’importantes difficultés, une situation d’occupation (la Palestine), deux situations de vulnérabilité, cinq pays seulement semblent stables, mais le sens, la portée de la stabilité diffère d’un pays à l’autre.... Lire la suite

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Université du Développement Social

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Session d’été-Automne

« La société civile et ses nouveaux défis »

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Meryem El Anbar---Chercheure /CERSS

L’image que renvoie la scène politique actuellement est peu lisible, elle est empreinte de pratiques qui dénotent une grande confusion. Aux cotés d’acteurs encore convaincus que l’engagement politique est la base de la citoyenneté et seul moyen pour le changement, ou d’autres qui exercent la politique dans l’hésitation, une autre catégorie se démarque par des pratiques où avidité du pouvoir, cupidité  et intérêts personnels orchestrent le discours des acteurs , leurs positions et leurs alliances.

 En l’absence de repères idéologiques clairs et précis, le discours politique a changé de connotation.  Se multiplient alors, les discours outrageux et les invectives qui font souvent office de palabres pour convaincre un électorat dérouté; les discours et meetings oratoires sensés présenter un programme électoral et une vision précise ne sont plus convaincants et le citoyen, désorienté et dans l’errance, ne sait plus à quel « saint » se vouer. Les échéances électorales  sont des moments privilégiés permettant à quiconque doutant encore du dépérissement du politique et s’attachant encore aux gloires politiques d’antan, de faire le constat de la césure entre politique et morale.

Le compromis, et le consensus seraient devenus, le justificatif  de toute relation idéologiquement incohérente entre les partis politiques. Les coalitions se constituent selon des logiques incomprises et suscitent des interrogations sur le degré de la cohérence des visions, des programmes….  

Si ceux qui ont participé de près ou de loin à l’exercice de la politique des années d’avant et d’après l’indépendance marquée par la teneur des idéologies importées (communisme, marxisme,……) ou d’idéologies de production locale que cette période sous-tend, vivent actuellement la désillusion et le désenchantement, les jeunes quant à eux, politiquement non encadrés, ont d’autres centres d’intérêt et s’éloignent de l’engagement politique. Ils font du monde virtuel leur raison de vivre et nourrissent à travers ce monde, dès leur jeune âge, les rêves de changement pour une vie meilleure dans l’eldorado qui se trouve ailleurs. Leur souci devient alors de traverser les frontières pour aller découvrir cet ailleurs prometteur qui leur offrirait une vie faste où démocratie, et où dignité et justice sociale seraient au rendez vous.

Ce tableau est trop noir dira t-on, la situation n’est pas si chaotique. Le pays a connu des avancées remarquables sur divers plans et surtout parvient à préserver sa stabilité. Il a réussi là ou plusieurs autres pays ont échoué. Le printemps arabe a été l’occasion pour consolider ses acquis démocratiques, renforcer ses institutions, réformer sa constitution ……D’autre part et à en croire les indices et les chiffres officiels, le pays aurait enregistré des performances économiques, développé  ses infrastructures, drainé des investissements étrangers dans différents secteurs (aéronautique, automobile, énergie….). De nombreux chantiers sont ouverts, la situation est prometteuse et le développement assuré.

La question qui revient avec insistance est pourquoi ces prouesses ne seraient-elles pas perçues par le simple citoyen. Ces performances ne devaient-elles pas avoir un impact sur la vie quotidienne de chacun ? Pourtant, la classe moyenne se plaint de son appauvrissement ne parvenant plus à joindre les deux bouts, accablée par des dépenses outrepassant les rentrées d’argent mais combien nécessaires pour assurer l’éducation qui tend de plus en plus vers la privatisation, les dépenses pour les soins…. Les disparités s’accentuent entre les couches sociales, le chômage notamment des jeunes diplômés est alarmant. Les phénomènes de  violence  des jeunes, d’agressivité sont inquiétants. Les voix s’élèvent contre l’insécurité qui règne dans les villes, les quartiers aussi bien en milieu rural qu’urbain. Ce malaise social ne serait- il pas suffisamment inquiétant pour susciter la mobilisation de la classe politique ?

La classe politique semble n’avoir pour objectif que d’établir ses stratégies pour gagner les élections et se positionner sur l’échiquier politique. Elle se déploie à aiguiser ses performances en communication politique. Toutefois ces performances ne sont pas atteintes, les discours deviennent empreints de dérapages, de contradictions  donnant lieu à une spéculation médiatique et à des analyses politiques sur le sens et les finalités.

D’autre part, la transhumance, les scissions deviennent des faits ordinaire de la vie politique courante. Les cartes se brouillent, les terrains de jeux ne sont pas clairement délimités. Dans cette mêlée, il devient difficile de discerner les bons des mauvais joueurs. Les affrontements dans ces espaces de jeux sont aléatoires. La cible n’étant pas clairement identifiée, les tirs sont fortuits  provoquant des dégâts inattendus, insensés, non justifiés.

Ni vraiment gagnants, ni complètement perdants, les acteurs politiques chancèlent, essaient de garder l’équilibre, certains y parviennent momentanément, d’autres sont basculés vers l’abime disparaissent, puis réapparaissent, tentent de se reconstituer, de suivre le courant en vogue mais comme toutes les choses usées, leur image ne reflète plus que la défaite, un passé sans gloire.

Ce tableau sombre est tout de même traversé de lueurs, mais combien minces. De nouveaux courants politiques naissent et dont la généalogie confuse traine des malformations, des excroissances, condamnées d’avance à disparaitre. Leurs causes puisant dans des idéologies  désuètes, même  présentées sous de nouvelles dogmes, enrobées de modernisme  ne font pas échos.

L’image serait incomplète si on n’évoquait pas les acteurs qui se disent désintéressés, qui ayant compris les jeux et enjeux de la politique, mais ne s’éclipsent pas totalement. Leur engagement politique prend une autre orientation au sein  de groupements dont la notion reste des plus complexes à définir et des plus ambigüe,  «  LA SOCIETE CIVILE ». Cet espace dont les contours sont approximatifs devient le théâtre de toutes les tendances et c’est une longue histoire à conter.

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