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Editorial

 De l’Etat unique et dual à l’Etat pluriel

 Par: Pr Abdallah SAAF

Texte de la communication présentée dans le colloque sur le dualisme du système politique marocain organisé à la Faculté de droit de Rabat le 28 juillet 2016.

L’examen de la structure étatique appelle deux remarques préliminaires :

-la première part du fait que les travaux de la science politique ayant pour objet le Maroc, aborde généralement la politique marocaine en termes de style de gouvernement, de manière de faire,  ou de régime, ou de système, ou tout cela à la fois, comme la somme de l’ensemble de ces composantes... Lire la suite

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Spécial membres

Formation et développement social

Université du développement social

Rabat  Institut des Etudes Africaines, Rabat

Le 24 – 25 mai 2017

Plateforme

Au Maroc, la question sociale en général et celle du développement social en particulier ont gagné peu à peu en importance au cours des dernières décennies. La prise de conscience par les pouvoirs publics, motivée par une adhésion progressive de la société civile, a été intégrée dans les réformes multidimensionnelles entamées à partir des années 90 du dernier siècle. Elle s’est renforcée au début de ce siècle dans la perspective d’anticiper sur les questions à venir de la société marocaine.

Le pays se distingue aujourd’hui par une certaine mise en priorité du développement social et une quête sérieuse d’une réduction de la pauvreté dans le pays. Ce chantier est porté par les essais de mise en œuvre de politiques transversales sur la base d’une approche territoriale aussi intégrée que possible. Il semble constituer un objectif primordial à l’ordre du jour dans les agendas des pouvoirs publics, un chantier qui cherche à condenser et à fédérer plusieurs politiques publiques, appuyé sur l’accroissement considérable de la dépense publique dans le domaine. Il semble se fonder aussi sur une volonté politique pleinement assumée par l’Etat marocain. Cette orientation est attestée parla multiplication de départements, institutions et structures dédiés au développement social.

Pour sa part, le mouvement associatif s’est impliqué dans cette démarche. Une évolution favorable du secteur comme force de proposition et de mobilisation a été observée. La contribution civile s’est révélée souvent concrète et corollaire de démocratisation et de développement des collectivités territoriales et des institutions centrales.

Dans le domaine du développement social, on insiste beaucoup sur le fait que la capacité d’agir des acteurs et des communautés est perçue comme endogène et indissociable de la dynamique globale. En effet, la formation comme savoir, savoir-faire et savoir-être, n’est pas un superflu mais un impératif, un levier et un passage obligés pour assoir et accompagner les actions et les chantiers de développement. Le développement social pose en effet un ensemble de défis déterminants concernant l’accompagnement et la mise en pratique, liés essentiellement à des dimensions d’ordre managérial, technique et organisationnel.

Ainsi débattre l’articulation du développement social et de la formation, signifie reposer la question de la place et du rôle du capital humain dans le développement social en ce 21iéme siècle. Il pose la question des besoins incontournables dans ce domaine. Ceux-ci se déclinent en termes de centralité de la formation, de la culture, des comportements, des croyances, des leviers en termes de connaissance des organisations  de masse.

 Le champs de la formation s’est élargi et densifié depuis deux décennies. Après plusieurs années de pratiques de formation dans le domaine identifié sous l’expression « développement social », quels enseignements peut-on tirer aujourd’hui ? Quelles  sont les lignes de force et les insuffisances ? Quelles relations avec les besoins d’une société en évolution constante ? Quels rôles des acteurs publics et privés de formation et de développement ?

L’organisation de cette université repose aussi sur le besoin de questionner la formation sous l’angle du triptyque : formation, emploi et cohésion sociale. Du point de vue de la recherche-action et de la théorie sociale, l’efficacité des politiques de développement exige la création d’une stabilité sociale et un renforcement de la cohésion sociale. Réunir les concernés et les intervenants autour d’une table afin de repenser la formation dans le social sous cet angle de vue, s’avère aujourd’hui une nécessité pour accompagner le développement des territoires et permettre aux autorités et aux citoyens de faire face aux multiples défis du 21ème siècle. 

Partant de là, deux objectifs sont assignés à l’université : 1) faire le point sur l’existant avec un regard rétrospectif sur les politiques et les stratégies ayant guidé les choix des commanditaires et des opérateurs, en posant avec insistance la question de la place et du rôle de la formation dans le domaine du développement social; 2) réfléchir sur les stratégies permettant de faire de la formation dans le social un véritable levier de développement territorial et national.

I.            Etat des lieux et analyse de l’offre de formation

Il s’agit de visiter ce qui existe, de passer en revue l’offre de formation disponible et les visions sur laquelle elle se fonde. A une phase de lente genèse, de laborieuse structuration, a succédé une autre marquée par la démultiplication et une relative densification des curricula, des filières, des diplômes. Depuis au moins deux décennies, la multiplication des formations au sein des universités représente un phénomène remarquable. A titre indicatif peuvent être cités: le programme de formation de 10 000 travailleurs sociaux lancé depuis quelques années, traduit sous forme de  licences professionnelles, de masters ; peuvent être également examinées,  les formations de base, les universités populaires, les actions d’alphabétisation, le travail des instituts plus ou moins spécialisés, les différentes sortes d’écoles de la citoyenneté, les visions et les actions des promoteurs et des opérateurs…

L’analyse de l’existant renvoie à une large interrogation sur les dimensions quantitatives et qualitatives de ces formations et leurs méthodes et d’interpeller enfin leur performance et leur pertinence pour répondre aux besoins du le développement social.

 

II.          Perspectives d’évolution

Il s’agit au niveau des perspectives d’avenir de s’interroger sur le rôle possible pour les acteurs dans la phase à venir, les termes institutionnels d’engagement, la participation des collectivités territoriales et de la société civile, d’anticiper sur les besoins et les défis que le pays aura à relever dans le futur proche.

L’université du développement social, organisée à Rabat par le CERSS entre le 24, 25 mai 2017, sera une occasion appropriée pour débattre de ces questions. La rencontre Université du Développement Social  étant habituellement, un carrefour civile de capitalisation, représentera un espace d’échange qui réunira des chercheurs, des acteurs, des professionnels, des élus et des institutions publiques, des parties civiles, afin d’apporter leurs contributions en vue d’affiner et analyser l’existant en la matière, et de discuter les pistes d’amélioration des choix et des offres de formation en développement social.

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