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Editorial

Une communication

au Bundestag 

 Par: Pr Abdallah SAAF 
 Berlin le 20-04-15

Invité à parler au Bundestag le 20 avril 2015 de l’expérience politique marocaine, j’ai tenu les propos suivants :

« Dans le tableau global de la région, on enregistre en cette période six pays en situation de guerre interne, (on ne sait si l’on doit parler de guerre civile  ou de conflits intérieurs en raison des acteurs transversaux impliqués), sept en situation de transition avec d’importantes difficultés, une situation d’occupation (la Palestine), deux situations de vulnérabilité, cinq pays seulement semblent stables, mais le sens, la portée de la stabilité diffère d’un pays à l’autre.... Lire la suite

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Université du Développement Social

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Session d’été-Automne

« La société civile et ses nouveaux défis »

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Salvador de Bahia, 15 mars 2018

 Dans le cadre du Forum Social Mondiale (FSM) qui a eu lieu à Salvador de Bahia au Brésil, le Centre d’études et de Recherches en Sciences Sociales (CERSS) et le Forum civil Démocratique Marocain (FCDM) ont organisé le 15 mars 2018 à 15h un atelier autogéré sur l’avenir de la protection sociale dans le monde. Cet atelier a été animé par Messieurs Abdelhamid BENKHATTAB, Hamid AIT LAMKADDEM, Mohammed BENHLAL, Abderrahmane MOULINE et Rachid FARES. 

L’importance de cette thématique a suscité l’intérêt de plusieurs participants appartenant à différentes nationalités et institutions académiques et sociales. 

 

Lors de cet atelier, l’accent a été mise sur l’état des lieux de la protection sociale à travers les chiffres de l’Organisation Internationale de Travail (OIT)  etsur le domaine de la santé afin d’assurer  la dignité universelle pour une meilleure  cohésion sociale.

La première intervention a rappelé qu’aucune personne n’est à l’abri du risque et que tous les modèles internationaux proposés pour faire face à ces risques et répondre aux besoins sociaux ont échoué. Le constat de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) montre l’absence d’une protection sociale équitable. D’où la nécessité de protéger les individus demeure un rêve à réaliser.

            Le deuxième intervenant a fait parler les chiffres du rapport publié par l’OIT en 2018 qui montrent que seuls 45% de la population mondiale sont effectivement couverts par au moins une prestation de protection sociale. Ce qui explique l’exclusion de 55% de la population. Les chômeurs souffrent plus, car seulement 21.8% reçoit une indemnité du chômage, de même que les personnes vulnérables dont le taux de protection mondiale ne dépasse pas 24% ce qui génère l’obligation de reformer les systèmes de protection sociale. 

 

La crise de la protection sociale dans le domaine de la santé, précise le troisième intervenant, est la conséquence des politiques néolibérales globales imposées par les intérêts des banques et les multinationales au détriment des politiques sociales et sanitaires. En effet, la globalisation du marché de la santé et de la protection sociale a des répercussions négatives sur l'accès à la santé. Le plus grand fardeau de l’absence de la protection en matière de la santé est porté par les personnes les plus fragilisés (femmes, enfants, migrants, pauvres, personnes en situation de handicap, travailleurs et paysans).

 

Le quatrième intervenant a confirmé que les systèmes actuels de protection sociale dans les pays du tiers monde ne protègent pas la population vulnérable, mais renforcent la marchandisation et la privatisation du secteur social. Donc, c’est grâce à la cohésion sociale et le travail que la protection sociale pourra avoir du sens dans les pays surtout ceux du tiers monde.

 

Les questions qui ont fait l’objet de débats de cette thématique se sont focalisées autour :

  • les Etats n’ont plus de marge pour agir sur la protection sociale vu la lourdeur financière de ce créneau ;
  • les travailleurs ne reçoivent pas la richesse produite par leur travail ;
  • l’économie subsaharienne, basée sur l’informel, affaiblie le taux de cotisation ;
  • le système néolibéral s’approprie le pouvoir, et les transnationales manipulent les Etats ;
  • le manque de conventions entre les pays des immigrés subsahariens et les pays d’accueil ne prévoient pas encore la substitution des cotisations des travailleurs immigrés quand ils retournent à leur pays natal ; 
  • la redondance des prélèvements par les Etats sur les salaires des travailleurs durant leur activité ainsi après leur mise à la retraite.

 

Aux termes des discussions, les recommandations suivantes ont été formulées :

 

• adopter une approche humaniste de l’éducation, de la santé et de l’habit en instaurant une bonne gouvernance des politiques publiques pour les réussir ;

• transformer la protection sociale à une affaire mondiale ;

• implanter une stratégie pour assurer une protection sociale à travers la répartition des richesses et la bonne gouvernance de la chose publique ;

• éradiquer l’égoïsme des entreprises privés qui ne cherchent que leurs intérêts ;

• assurer l’encadrement des citoyens par les partis politiques selon les caractéristiques spécifiques de chaque pays ;

• entreprendre la protection sociale à travers les initiatives de la société civile (micro-assurance) ;

• assurer la justice sociale et la dignité à travers le mécanise de la protection sociale universelle ;

• revoir les politiques publiques néolibérales pour augmenter la contribution publique dans le financement de la protection sociale ;

• créer une plateforme mondiale pour faire circuler la connaissance et les analyses ;

• légiférer les lois égalitaires de la protection sociale ;

• créer des alliances entre les professionnels et les usagers, entre les syndicats et les mouvements «citoyens» qui favorisent l’émergence d’alliances locales multiformes en défense de la santé et la protection sociale.

 

 

Rédaction :

Aicha EL AIDOUNI

Souad BEN ALAS

Samia DLIMI

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