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Editorial

Une communication

au Bundestag 

 Par: Pr Abdallah SAAF 
 Berlin le 20-04-15

Invité à parler au Bundestag le 20 avril 2015 de l’expérience politique marocaine, j’ai tenu les propos suivants :

« Dans le tableau global de la région, on enregistre en cette période six pays en situation de guerre interne, (on ne sait si l’on doit parler de guerre civile  ou de conflits intérieurs en raison des acteurs transversaux impliqués), sept en situation de transition avec d’importantes difficultés, une situation d’occupation (la Palestine), deux situations de vulnérabilité, cinq pays seulement semblent stables, mais le sens, la portée de la stabilité diffère d’un pays à l’autre.... Lire la suite

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Université du Développement Social

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Session d’été-Automne

« La société civile et ses nouveaux défis »

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Participation du CERSS le 3 Mars 2014 à Rabat (à l’ISIC) au Workshop sur : ‘’ Médias et droits de l’homme’’, animé par le Pr Thomas Keenan.

Rapport sur le  déroulement du workshop (médias et droits de l’homme) organisé par l’Institut Supérieur de l’Information et de la Communication (ISIC), le Centre d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales(CERSS), le Conseil National des Droits de l’Homme(CNDH) et l’Ambassade des Etats-Unis au Maroc.

Atelier animé par le professeur Thomas Keenan 

1/Introduction

Le professeur Thomas keenan a exprimé au départ que l’animation d’un tel atelier  au  Maroc  est  pour lui une expérience unique et nouvelle.Une interaction majeure structure son propos à savoir l’interaction entre le journalisme, le photojournalisme    et les droits de l’homme.

Le point départ en est la guerre de Kosovo de 1999 ,le Panéliste  traite dans une sorte de séquence chronologique de  l’approche traditionnelle  et actuelle de cette   interaction et les perspectives ouvertes par l’internet et les réseaux sociaux .Le tout autour du paradigme de ce qu’il appelle «la honte mobilisatrice » relative à la nécessité d’une action des organisations des droits de l’Homme (ODH) à l’encontre des violations des droits de l’Homme (DH) notamment dans les guerres ou les  conflits militaires.

2/Développement

Intervention du Pr. Thomas Keenan

La guerre de Kosovo, marque selon M.Keenan un point important dans le contexte journalistique car elle est liée aux droits de l’Homme. Le principe en est qu’il s’agit d’une « honte mobilisatrice ». Cette notion a pris naissance à la fin de la deuxième guerre mondiale et suite à la déclaration universelle des (DH) et mise  en action dans une perspective politique. Cette mise en action se manifeste entre autre par l’incorporation des droits de l’Homme dans les lois nationales de certains États et par un mode opératoire des (ODH) lorsqu’il s’agit de violations de ces droits.

Certes jusqu’à la  fin de la guerre froide,les (ODH) n’avaient pas les  moyens « militaires » ou étatiques pour arriver à leurs objectifs. Ils avaient néanmoins cette honte mobilisatrice .Ce concept est fortement lié au système de la documentation et de l’image.L’idée provient du fait que ces (ODH) sans moyens, leur restent la couverture médiatique de certains lieux pour démasquer les auteurs et les parrainés des violations des (DH) pour leur  éventuel  jugement. Par cette couverture, ils peuvent mobiliser les masses, mobiliser la honte, montrer les réalités au monde et à l’opinion publique internationale et exercer la pression sur les gouvernements. La  logique de l’action des (ODH), est donc de mettre à nu et à jour les coins  sombres, les auteurs des violations des (DH)  et les pousser à changer leur modes opératoires, y compris les leaders  politiques et domestiques locaux.L’intervenant a donné l’exemple de la ville de New York où des changements de comportements sont obtenus grâce à une médiatisation. Selon M.keenan, historiquement,il s’agit du mode opératoire fait par les (ODH).

Par ailleurs, l’intervenant a souligné que lors de la couverture médiatique,les images visionnées  de la guerre de Kosovo, de l’affaire de la prison Abou gharib en Irak et autres, les tortionnaires et les auteurs de violations de (DH) s’autoexposaient sans honte et se montraient à l’aise. Néanmoins,ces manifestations ont  atteint leurs  limites. Par conséquent les (ODH) passent de plus en plus dans le cadre d’une nouvelle stratégie, à prendre eux même des images et à les diffuser pour éveiller les consciences. En effet les (ODH) ont évolué et ont développé leur stratégie vers le plaidoyer et le lobbying.

L’intervenant a donné l’exemple de la vidéo « KONY  2012 », sur les crimes horribles commis en Ouganda par les milices de « l’armée du seigneur », vidéo réalisée par une organisation américaine (Invisible Children.) diffusée  sur youtoube et d’autres réseaux sociaux  vue par quelque 30 millions de personnes où on trouve des interviews et des reportages sur place.

Joseph Kony est responsable de crimes d'enlèvements d'enfants pour en faire des soldats, de réduction d'enfants à l'esclavage ainsi que l'esclavage sexuel pour les jeunes filles, de nombreux massacres civils, d'exactions et de nombreuses destructions et pillages réalisés par les troupes de chocs. Ce criminel est resté dans le silence pendant une vingtaine d'années à commettre ses crimes sans en payer les conséquences.

Cette organisation au lieu de confier ces images  à une chaine télévisée,les a bien travaillées et  rattachées pour des revendications bien déterminées  et pour exercer une pression sur le  gouvernement Américain, et d’autres gouvernements  et  organisations internationales.Il ne s’agit pas seulement d’exposer, mais de mener une compagne à but bien déterminé. En conséquence,le gouvernement Américain, les Nations Unies  et les forces de maintien de la paix africains ont réagi mais  sans grands  résultats parmi ceux escomptés par l’organisation.

Ceci est dû principalement au fait que les images produites ne le sont pas par des journalistes spécialisés et professionnels.

A ce niveau,on peut parler d’un chevauchement entre d’une part une approche traditionnelle ,qui stipule que le journalisme a pour mission de couvrir les événements sans intervention ou prétention de changer le monde (sauf des cas ou des initiatives exceptionnelles et individuelles) et d’autre part comme le cas de Kony  2012 d’une approche qui stipule que ce  sont les (ODH) qui produisent   les matériaux médiatiques dans le but d’exercer des pressions sur les gouvernements et les organisations internationales.

Il en ressort l’idée forte d’envisager le travail  la main dans la main des journalistes professionnels et des (ODH). Ce partenariat présente énormément d’avantages. En effet les journalistes ont la possibilité, les principes de base et les moyens pour provoquer la différence. En contrepartie,les ODH peuvent avoir un public  plus large.

Par la suite l’intervenant a donné l’exemple de deux journalistes travaillant en partenariat avec la croix rouge(CR), l’un en République Démocratique du Congo(RDC) et l’autre dans les camps de réfugiés palestiniens au Liban.

Dans  la première séquence, au niveau de la  (RDC), le journaliste visualise ce que fait la CR, comme s’il est son porte parole.Dans la deuxième séquence, malgré que le journalise sympathise avec les réfugiés palestiniens, mais considère que le plus important est que la CR «qui jouit de la confiance des deux parties en conflit »est tout et peut amener à n’importe où, notamment lui-même, et c’est très important dans une perspective purement journalistique.

Enfin, le Panéliste a abordé l’internet  et les réseaux sociaux notamment facebook comme nouvelle plate forme de défense des (DH) car ils permettent une éventuelle symbiose,ils n’étaient ni totalement intégrés ni totalement indépendants.Il s’agit en fait d’une opportunité de démasquer les abus, de plaidoyer des citoyens avec l’appui des(ODH), malgré le flou des images.Selon M.keenan il est encore très  tôt  pour considérer cette dynamique.

Débat

Les principales questions débattues sont entre autre :

ü  Le droit international et la protection des journalistes,

ü  La subjectivité et l’objectivité dans le travail journalistique, notamment, celui en partenariat avec les(ODH),

ü  Le travail journalistique et l’idéologie,

ü  Le travail journalistique et la manipulation,

ü  La question de l’inflation de l’information liée à la violation des droits de l’Homme et son atrocité,

ü  Droits de l’homme, internet et réseaux sociaux,

Dans ses réponses le planiste a insisté sur les éléments suivants :

Le droit international protège en principe les journalistes, mais malheureusement sans grande efficacité.En plus, un important débat est en cours sur la question de la présence ou non des journalistes dans les camps militaires.

D’autre part la subjectivité n’est pas toujours idéologie et le montage des images et autres ne sont pas toujours manipulation. Néanmoins, force est de constater la difficulté persistante pour un journaliste de rester objectif, voir naïf ou innocent sans tomber dans le piège de la politisation. Pour le cas de Mr Pagetti, le journaliste qui travaille en partenariat avec la (CR) au Liban, la sympathie éventuelle avec les réfugiés palestiniens est assortie ou équilibrée peut être par ce que le journaliste lui-même appelle un « témoignage oculaire » .Il s’agit d’une doublure (sympathie et témoignage oculaire) ou de la dépendance d’une indépendance. 

Concernant la surexposition et l’atrocité des images, un débat à ce propos est  continu entre les journalistes et les (ODH). On parle de « l’écologie de l’image » et la nécessité d’une régulation,d’un dosage.Ceci dit, malgré l’abondance des images, il existe dans d’autres sphères une pénurie d’images et la nécessité de donner la voix aux sans voix, sans l’accaparer ou parler au nom des autres.Dans ce cas là,la réduction des porte paroles des gens sans voix est fortement possible.   

Témoignage sur   l’atelier par  Mme CHAFIKI (CRDH)

Selon Mme CHAFIKI, plusieurs idées émergent de cet atelier.

D’abord l’idée des violations des (DH) comme  honte mobilisatrice et les ODH qui n’ont pas les moyens coercitifs pour arriver à leurs buts.Une notion de honte mobilisatrice très chargée où l’on retrouve la communauté internationale, l’ONU, les forces de maintien de la paix etc.

Ensuite,l’idée de partenariat ou coopération ou encore mariage  entre journalistes et les (ODH)   à travers notamment la force de l’image. Et à partir de là les questions, de l’adhésion du journaliste à la cause des DH, du professionnalisme et du militantisme, de l’indépendance, de l’intégrité etc.

D’autre part,l’idée du développement des réseaux sociaux et des médias et convergence entre ces deux mécanismes.

Et enfin presque la problématique de l’instrumentalisation des journalistes, de leur présence dans les camps militaires, de leur protection par le  droit international, le rôle du journaliste (observateur ou acteur).

3/Conclusion de Mr Keenan :

Il s’agit plutôt de l’ouverture d’un autre débat que d’une conclusion.M.Keenan pose la question de la similarité ou non entre défense des (DH) et défense d’idées politiques au sein d’un parti politique.Par ailleurs les (ODH) disent et insistent sur leur neutralité  et leur statut apolitique en critiquant  les partis politiques dits de droite ou de gauche.

Néanmoins,selon l’intervenant, les militants des(DH) et les journalistes, notamment ceux qui travaillent en partenariat avec les (ODH) devraient s’impliquer dans cette sphère politique. Cependant cette acrobatie est difficile et parfois impossible.

 

Abréviations :

CR        : Croix Rouge

CRDH  : Conseil  Régional des Droits de l’Homme

DH       : droits de l’Homme

ODH    : organisations des droits de l’Homme

ONU    : organisation des Nations Unies

RDC     : République Démocratique du Congo

 

Mouline Abderrahmane

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