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La 5ème Conférence Internationale de la liberté des médias sur le thème: « Communication et liberté : le défi des perceptions ».

Editorial

 De l’Etat unique et dual à l’Etat pluriel

 Par: Pr Abdallah SAAF

Texte de la communication présentée dans le colloque sur le dualisme du système politique marocain organisé à la Faculté de droit de Rabat le 28 juillet 2016.

L’examen de la structure étatique appelle deux remarques préliminaires :

-la première part du fait que les travaux de la science politique ayant pour objet le Maroc, aborde généralement la politique marocaine en termes de style de gouvernement, de manière de faire,  ou de régime, ou de système, ou tout cela à la fois, comme la somme de l’ensemble de ces composantes... Lire la suite

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Spécial membres

Par Saâdeddine IGAMANE,

Docteur en Sciences Sociales

 Max Weber[1] lie en fait l’essor du capitalisme occidental à la séparation du ménage et de l’entreprise, au degré élevé de rationalité des prévisions et à la tenue d’une comptabilité saine et correcte. L’éthique protestante était selon Weber la source de l’esprit du capitalisme car elle développe le sens des affaires dans une optique d’accroissement du capital.

 

Des réactions post-wébériennes, Jack Goody[2] a mis l’accent sur le rôle qu’a joué la famille dans l’accumulation du capital et le développement de certaines activités marchandes. Ce qui nous donne la possibilité de parler aussi de ‘capitalisme de famille’.

McClelland[3] lui, sans parler du rôle de la famille en entrepreneuriat, généralise et avance que quelque soit la source de notre inspiration, c’est seulement un besoin d’accomplissement qui justifie la recherche continuelle de la réussite et du profit pour l’entrepreneur. Mais la recherche du profit pourrait être non pas par amour de  l’argent lui-même ou en  réponse à une obligation d’inspiration religieuse, mais aussi par nécessité de subvenir aux besoins les plus primaires de  l’entrepreneur lui-même et/ou de sa famille. Ce qui est capitalisme est la recherche d’un profit durable et une accumulation continue d’argent. Ce qui est important d’analyser, ce n’est pas seulement le fait de se lancer, mais aussi de rester engagé en entrepreneuriat. L’éthique est centrale puisqu’elle est  source de justification et de légitimation à ceux qui l’empruntent. Mais, quel type de capitalisme une entreprise familiale peut pratiquer dans un pays comme le Maroc ?

 

Une entreprise à capital hérité…

 

La société X, créée en 2006 et gérée par Mr R[4], est un cas qui mérite d’être étudié pour différentes raisons. Les co-indivisaires n’ont pas hérité l’entreprise mais ce sont eux qu’ils l’ont façonné. Le père a décidé de partager l’héritage tout en étant toujours en vie. Entre autres, une somme de 700 000 dhs doit être répartie selon la Chariâa entre la maman, ses trois filles et son fils ainé. C’est une partie de cette somme là qui a servi comme capital d’une entreprise spécialisée dans le négoce, métier historique de la famille. Il s’agit notamment de la distribution en gros et en détail  de produits de : droguerie, électricité, peinture, plomberie, sanitaire, article de ménage, matériel de construction.  Son réseau de clientèle est constitué de trois segments : les grandes et moyennes surfaces, les comités d’entreprises et les détaillants.

Les héritiers, sur proposition du fils ainé R, ont pris le risque d’investir dans une Sarl[5]. A première vue, ils ont décidé de fructifier l’argent qu’ils ont reçu du père. Mais, loin d’être réparti comme voulu par ce dernier, le capital de l’entreprise est partagé en dehors de la Chariâa. C’est le frère ainé qui dispose de 60% du capital et qui gère seul la société, les trois sœurs et la mère ont-elles 10% chacune. Selon les statuts, le gérant ne peut être révoqué que par décision des associés représentant seulement plus de la moitié des parts sociales. Alors que les autres co-fondateurs n’ont jamais reçus de bénéfices et se soucient moins de l’entreprise. Cependant, la petite sœur du gérant prépare son intégration dans l’entreprise, elle passe des stages dans d’autres entreprises de la famille et déclare vouloir apprendre « les ruses de comptabilité qu’on n’a pas appris à l’école ». Elle voit aussi en la fiscalité un fardeau dont il faut se débarrasser par tout moyen.

Pour échapper à la fiscalité, la réalité du commerce de l’entreprise est totalement différente de ce qui est communiqué sur documents comptables. Sur papiers, pendant les quatre premières années d’exercice, l’entreprise était déficitaire sauf en 2008 où elle a réalisé un bénéfice, qui reste encore insignifiant. Selon le propriétaire dirigeant « l’entreprise est obligée de ne pas déclarer ses vrais résultats, de ne pas déclarer tous les salariés à la CNSS[6]. L’Etat n’aide pas les nouvelles créations mais au contraire, les tue par l’impôt… ». L’objectif du dirigeant est de faire fructifier le capital reçu en assurant un statut social à sa famille. On peut donc se demander sur la place de la famille dans le capitalisme que pratique le gérant ? Sinon, jusqu’à quel point une éthique familiale est transparente sur ces comptes ?

 

La famille et l’entreprise se servent mutuellement : Une monnaie à double face

 

Le réseautage au service de l’entreprise

 

R dispose d’un niveau de baccalauréat et d’un diplôme de technicien en gestion informatisée. Juste après ses études, il a travaillé avec son père dans une boutique de droguerie traditionnelle. Il a bénéficié en plus de l’expérience, du soutien financier et surtout psychologique de sa famille ; une fois lorsqu’il a décidé de créer une entreprise à capital qui doit appartenir à l’ensemble de ses sœurs et à sa mère, et plusieurs fois au cours de la vie de l’entreprise. Il a en fait saisi une opportunité qui s’est présentée à lui et a accepté le défi.

Il se légitime de sa manière et avance : « Je suis l’ainé de mes sœurs, le seul Homme qui doit prendre la relève après mon père. Ma petite famille ne conteste pas, au contraire elle me soutient. ». Au sens de Max Weber, la source de légitimité serait dans ce cas ce qu’il a appelé ‘le patriarcat[7]’ marqué par la prépondérance du chef de famille, de l’entreprise ou même de la tribu. Dans notre cas, il s’agit de la prépondérance du fils ainé sur ses sœurs.

Pour l’une des sœurs héritières, c’est la tradition qui fait que le fils encore plus lorsqu’il est l’ainé, doit assurer la relève et garantir  la continuité du patrimoine de la famille, si ce n’est pas l’argent, au moins le savoir dans un domaine particulier.

Hormis le capital de l’entreprise financé totalement par un héritage du père, l’entreprise a continuellement profité des crédits familiaux. Selon le dirigeant, ils sont plus rapides, moins coûteux et moins exigeants.

Le réseau de cette entreprise familiale ne se limite pas aux seuls ascendants et descendants, mais aussi aux différents partenaires de l’entreprise. Il s’agit d’un capital social qui profite à l’entreprise. Les banquiers, les clients, les fournisseurs et même les salariés font partie d’un réseau qui profite au père de famille avant ses héritiers. Le fait de négocier avec partenaire du Bled de Sous est un atout pour notre entrepreneur. C’est important pour la relation de confiance et de continuité du commerce.

La notion du temps est cruciale dans l’entreprise familiale prise dans cette étude de cas. Hors le fait que le père cherche a pérenniser son savoir faire dans un domaine d’activité donné, il cherche à assurer par là le bien-être de sa famille et ses descendants. Cette notion du temps rejaillit aussi au niveau des salariés engagés dans la nouvelle entreprise. Ils évoluent dans un système très particulier de confiance mutuelle parce qu’en majorité, ils travaillaient déjà avec le père dans son petit commerce. La sœur de l’entrepreneur elle aussi, est une compétence qui prépare son intégration dans l’entreprise grâce à un diplôme qu’elle a eu en comptabilité. C’est, pour la majorité des partenaires, un contrat à très long terme qui doit les lier à l’entreprise. C’est la personne en elle-même qui est un gage et non pas le contrat écrit.

 

L’entreprise, un gage de réussite sociale pour la famille

 

Le gérant veut, à travers l’entreprise, faire honneur à son père en pérennisant le métier que ce dernier pratiquait, rentabiliser l’héritage qu’on lui a confié et aussi se servir personnellement du fait que lui aussi est père de deux enfants. L’entreprise est pour lui une source de revenu et un moyen d’affirmation en milieu familial élargi.

Il s’agit d’un capitalisme de famille dans lequel le gérant vise son intérêt personnel et surtout celui de sa famille. Toute récompense ne se fait pas seulement en argent. Justement, seule l’entreprise qui se tient en fonctionnement et se développe est un symbole de réussite et par la suite de fierté pour le père et pour toute la petite famille. C’est vrai que l’accumulation de l’agent est pour R un moyen pour subvenir à ses besoins du fait que l’entreprise est sa seule source de revenu. Mais récompenser sa famille est aussi l’une des rétributions attendues. Cette récompense peut ne pas être immédiate ni évaluée en argent, mais peut se réduire en l’affirmation en milieu social comme étant une grande famille qui a bien élevé ses enfants et qui a réussi ses affaires. C’est donc un contre-don[8] que doit donner R, mais différé dans le temps et différent en termes d’éléments échangés, du moins envers son père.

En outre et c’est ce qui est plus déterminant, ce sont les croyances en des choses qui permettent de tenir l’engagement dans l’entrepreneuriat plus que d’autres facteurs (soutien financier de la famille, capital social hérité du père, etc.). Selon la sœur du gérant, son frère n’a pas pu abandonner l’entrepreneuriat malgré les difficultés. Elle dit : « chez nous, en tant que famille Soussi, l’échec d’une affaire personnelle entamée est vu comme une honte pour l’entrepreneur et pour sa famille… ». L’échec n’est-il pas seulement un exemple dont on peut tirer enseignements dans d’autres cultures ?

 

… C’est l’intérêt de la famille qui  prime sur le respect de la loi

Ce qui importe pour le gérant ce n’est pas ce qui est affiché comme données sur son entreprise, mais sur ce que lui sait sur celle-ci. L’essentiel est que l’entreprise survit. 

En cas de problèmes de gestion, R se trouve en hypertension. Sa sœur ajoute qu’il serait préférable de ne pas lui parler dans ce cas. En 2009, son entreprise a connu des difficultés à cause de la baisse de la demande en Bâtiments et Travaux Publics. Il donne comme cause principale la crise mondiale et ses effets. Pour sortir de sa crise, il a réduit ses dépenses (au niveau personnel et de l’entreprise) et a cherché continuellement de nouveaux débouchés. Il fait de la fraude et de l’évasion fiscales des pratiques usuelles et selon lui légitimes. Il se légitime de sa manière et avance que : «l’Etat n’aide pas les nouvelles créations d’entreprises, on est obligé de procéder ainsi… Ceux qui doivent payer l’impôt ne le font pas ». Pour lui, il a la conscience tranquille car il croit au fait qu’il ne fait que préserver ses droits. Sa sœur que j’ai interviewée partage ce point de vue.

Dernièrement, R a pu décrocher un nouveau marché que selon lui va permettre de dépasser la crise. Le stress qu’il a subit lui rend hyper-motivé. Les besoins qu’il cherchait donc à satisfaire sont en plus de la subsistance, l’estime, la reconnaissance et l’apparence sociale. Surtout, au sein d’une famille constituée principalement d’entrepreneurs. Il veille sur son profit et aussi sur celui de sa petite famille.

 

Ethique familiale face à la ‘transparence’ des comptes de l’entreprise

Les déclarations du dirigeant nous ont poussés à vérifier si l’entreprise, en opposition de ce qui est affiché sur les documents comptables, dispose réellement d’une bonne santé financière.. En plus des entretiens semi-directifs[9] auprès du fondateur-dirigeant ainsi qu’avec l’une de ses sœurs héritières, on a analysé les documents comptables disponibles (bilan, CPC (Le compte de produits et des charges)) relatifs à la déclaration de l’IS (Impôt sur les sociétés) de la période allant de 2006, date de création de la société, jusqu'à 2009.

Le résultat net qui figure sur les documents comptables de la déclaration de l’IS est déficitaire sauf en 2008 à cause du gonflement de certaines charges (du personnel, locations, etc.) et de la sous-évaluation des produits de l’entreprise. Malgré l’absence des distributions des dividendes pendant les quatre années d’activité, ce n’est qu’en 2008 que l’entreprise dégage un auto-financement positif de 17 748.34 DH. Un montant qui reste incapable de financer ni investissement de renouvellement ni d’expansion.

La position juridique de l’entreprise n’est qu’une interface de légitimation d’un commerce plus important à celui qui parait sur les documents comptables. Le capital réel serait estimé selon le gérant de la société à 700 000 dhs au lieu des 100 000 dhs déclarés alors que les associés ne reçoivent aucun revenu de l’entreprise.

A partir des données réelles relatives au bilan de 2009 en gardant le capital déjà déclaré, et suite aux renseignements annexes avancés par Mr R, on a procédé aux retraitements nécessaires (principalement à une réévaluation de certains éléments de l’actif, du fonds de commerce et du stock de marchandises). Les constats pour la même année étaient totalement différents.

On remarque que l'entreprise respecte en réalité le principe de l'équilibre financier et par conséquent dispose d'un fond de roulement propre. Elle dispose d’une bonne autonomie financière car ses capitaux permettent de rembourser deux fois ses dettes. L’investissement de 700 000 dhs espéré par le dirigeant peut donc être un capital totalement emprunté (sur le long terme) pour assurer la croissance interne préconisée.

Le cas de cet entrepreneur ne reflète pas l’entrepreneuriat familial au Maroc, mais il donne une idée sur le rôle du réseau dans la tenue de l’engagement d’un entrepreneur dans un cadre familial donné. Un capitalisme de famille qui vise l’accumulation du capital par différents moyens et en se légitimant de différentes manières. La famille dans ce cas était plus un atout qu’un handicap pour R.

Chaque domaine, espace, temps exige des compétences propres pour créer et faire durer son entreprise ; Chacun a ses entrepreneurs. Ces derniers, pour réussir, doivent être animés par un esprit de capitalisme quelconque. Il y a donc autant d’esprits de capitalisme que de sources de légitimation.



[1] Max Weber, « l’éthique protestante et l’esprit du capitalisme », Plon, 1964, avant propos, P. 11-17, (Traduction de l’allemand, 1893).

[2] Jack Goody, « L’orient en occident », Le Seuil, 1999, p. 191-194 et 247-249, (trad. De l’anglais, 1996).

 Il défend le rôle de la famille dans l’entreprise et avance que : « La réalité indienne montre que nous devons réviser la thèse des sociologues (et d’autres) selon laquelle la présence d’un réseau de famille de parenté large entravait la « modernisation » économique. Car ces réseaux de famille, de parenté, de caste ou de classe, représentent des avantages évidents pour certains types d’activités marchandes… la banque italienne a d’abord été une affaire de famille… ».

 

[3] McClelland, Achieving Society, Van Nostrand, 1961 (Traduit dans Phlippe Besnard, Protestantisme et capitalisme, la controverse postwéberienne, Paris, Armand Colin, 1970).

[4] La dénomination de l’entreprise et le prénom de l’entrepreneur sont fictifs.

[5] Société A Responsabilité Limitée.

[6] Caisse Nationale de Sécurité Sociale.

[7] Pour Weber : « La patriarcat, c’est l’autorité du père de famille, de l’époux, du maitre de maison, de l’aîné, sur les membres du foyer ou de la famille… ». In Jean Etienne, Henri Mendras : « Les grands thèmes de la sociologie par les grands sociologues », Editions Armand Colin. Paris 1999. P 113.

[8] Pierre Bourdieu, «Le sens pratique», Minuit, 1980, p. 179-182.

[9]  Une série d’entretiens a été réalisée auprès du dirigeant notamment pour dégager les données réelles nécessaires aux retraitements du bilan financier condensé.

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