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La Consultation sectorielle nationale sur le programme référentiel

Le FCDM, en partenariat avec  le CERSS  organise

La Consultation sectorielle nationale sur le programme référentiel

Le  9 avril 2010, Bibliothèque Nationale, Rabat, de 15h à 19h

 La consultation du vendredi 9 avril se propose d’œuvrer pour faire en sorte que les questions de l’environnement s’affirment de plus en plus comme des enjeux majeurs du débat public  qu’il convient de promouvoir au niveau national.

Trois grands axes s’offrent à la réflexion collective :

 

 

1.D’abord interpellent les enjeux internationaux des questions de l’environnement.

Quel est le rapport des acteurs politiques, économiques  et sociaux ? Quelle position adopter face aux tractations en cours face aux urgences climatiques ? Quelle attitudes développer sur les échéances vedettes de l’actualité comme la feuille de route de Bali, le récent rendez-vous de Copenhague, la suite à donner au Protocole de Kyoto que beaucoup considèrent comme n’étant ni plus ni moins qu’une répartition des droits à acheter aux petits ? Quid des autres dossiers tels les plans bleux, la convention sur la désertification, etc.. ? 

Les Marocains sont concernés comme tout le monde par le climat, bien commun partagé, mais dans une situation globale où tous les Etats n’ont la même capacité d’adaptation , notamment sur le plan technologique, où la  lutte contre le réchauffement climatique implique de mettre en place des mécanismes de compensation, par le biais de transferts technologiques ou de financements, pour les acteurs les plus vulnérables, où la question de l’environnement s’impose comme un des grands enjeux de la gouvernance mondiale…Au regard des engagements du Protocole de Kyoto et leur mise en œuvre au Maroc, comment ces derniers se déclinent-ils en termes stratégiques et institutionnels ?..

 

2. Si la dimension internationale interpelle au premier abord, il s’impose aussi d’élaborer le bilan de la question environnementale dans le contexte marocain.

La Note sur  l’état de l’environnement au Maroc, publiée lors de la 3iéme session du Conseil National de l’environnement(CNE)(Rabat, juillet, 2OOO)  recense de nombreuses expressions de dégradation de l’environnement:

-Le coût de la dégradation des ressources naturelles du Maroc se monterait à quelques 20 milliards de dirhams, soit 8,2%du PIB

-la pression exercée sur l’eau a fait passer de 40 000…m3, à quelques 800…m 3,On s’attend à ce que le niveau descende à 2020

-le degré de pollution de certains cours d’eau a atteint des seuils alarmants,

-la qualité de l’air dans les grandes villes dépasse les seuils autorisés à l’échelle internationale

-de grandes pressions s’exercent sur les écosystèmes déjà très fragiles

A ces limites on peut en ajouter d’autres :

-la situation de la forêt est illustrée par la déperdition de certains sites . Ainsi les 120000ha de Maâmora se sont réduits à35000ha. Les 800000 arganiers du Sud sont devenus 300000ha aujourd’hui, avec une densité basse en ha. 

- les menaces sur le littoral par la mer se sont accrues

- le changement climatique s’est affirmé non seulement au niveau de la provenance des intempéries, mais aussi de la répartition saisonnière, et de l’intensité

-l’érosion ‘est souvent signalée de manière dramatique à Ourika, El Hajeb, Mohammedia..

Une importante littérature fait le point aujourd’hui sur la situation de l’environnement au Maroc (Voir document préparé par la commission)

A ce décryptage évident de la nature, s’ajoute le constat de  l’absence d’une politique environnementale cohérente, ainsi que d’un cadre de travail adéquat, et la prévalence d’une démarche sectorielle qui ne favorise pas la coordination. De plus le corpus de textes juridiques existant,  lois et règlements,  se caractérisent par leur fragmentation et leur désuétude..

Pour l’heure les politiques  publiques en cours s’appuie sur une orientation stratégique repose basée sur une approche territoriale appuyée sur le renforcement des services extérieurs, de dispositifs, de comités, d’instruments d’observation et de suivi,  réalisation d’études d’impact, simulation.. ; une approche programmatique se référant à des programmes d’assainissement, de traitement de déchets ménagers, protection de la qualité de l’air, de l’amélioration du cadre de vie. .; et une approche partenariale recourant à des conventions, des accords..

Cette  stratégie entend s’appuyer sur des outils juridiques, économiques et financiers, un travail de, et de renforcement des capacités..Les moyens mis en œuvre sont-ils cependant suffisants ? Comment caractériser les politiques suivies ou en voie d’élaboration ?

 

3. Mais surtout, il s’impose de dégager les perspectives crédibles d’action future :

Comment passer d’une stratégie d’adaptation de l’environnement au développement, à une stratégie d’adaptation du développement à l’environnement ? Comment définir les moyens institutionnels, politiques, juridiques de ce projet ? Quels rôles assumer par les différents acteurs ? Comment évaluer l’action ? Quelles sont les mesures immédiates ? Que faut-il faire, que ne faut-il pas faire ?

4. Un angle particulier interpelle, en plus des autres angles d’approche, le Forum Civil Démocratique Marocain, dans cette consultation Nationale qu’il organise avec l’appui du CERSS : la dimension sociale de la politique de l’environnement. Cette dernière dimension se réduit-elle à l’information, l’éducation, la communication, la sensibilisation? Se réduit-elle à  souligner le rôle de certains acteurs sociaux, comme par exemple celui de la femme ? Consiste-t-elle à  établir une liaison entre politique de l’environnement et  lutte contre la pauvreté , avec tout ce qu’il peut comporter comme programme de création d’associations et de coopératives, d’octroi de microcrédits? ..

 

Programme :

 

1.    Première session de 15h à 17h : Enjeux internationaux (Intervenants : Abdellatif Nassif, Zineb Zaki, Abdelaziz Barre)

Et Bilan et analyses des politiques publiques suivies au Maroc (Intervenants : Mohamed Bedhri, Redouane Hajjaj, Ahmed Makhzen..)

2.   Pause café

3. Seconde session de 17h15 à 19h: perspectives : propositions et éléments de démarches alternatives..(Intervenants : Omar Zaïdi, Lahlou, Abdelkader Amara, Moulay Ahmed Laraki..).

 

NB. Afin de faciliter le travail d’exploitation des contributions, objectif ultime de ces consultations, Mesdames et Messieurs les intervenants sont priés de bien vouloir organiser leurs communications selon deux axes principaux, clairement dégagés :

1.    Etat des lieux 

2.    Propositions

 

Mis à jour ( Jeudi, 01 Avril 2010 23:09 )

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