La formation en développement social, entre les universités et les opérateurs sociaux
Université de développement social
Session d’été, Juin 2010 à Meknès
Thème de la session d’été
« La formation en développement social, entre les universités et les opérateurs sociaux : quelles articulations et complémentarités pour un partenariat opérationnel ? »
Depuis le début des années 90 et en particulier au début du siècle, le champ institutionnel social s’est renforcé par la création des agences de développement (l’ADS, l’ADPN, l’ADO, …) à la recherche de plus d’efficacité, de proximité et de participation.
Ces efforts ont été consolidés en 2004 par la création d’un ministère de développement social.
Cependant, l’année 2005, avec le lancement de l’INDH, marque un véritable tournant par la mise en priorité du secteur social. Des orientations royales ont accompagné ce chantier.
Pour accompagner ces chantiers (sociaux) de développement social, il a été nécessaire de développer une intelligence en matière d’action sociale sur les niveaux théoriques, conceptuels, opérationnels et pratiques.
Ainsi une nouvelle terminologie commence à émerger, il s’agit de « l’ingénierie de développement social » afin de désigner l’ensemble des connaissances, sciences, méthodes, outils utiles pour assoir sur le terrain les actions étatiques et privées, pour mieux appréhender, gérer ou évaluer les projets ayant un caractère communautaire ou social dominant.
Cependant, Les intervenants dans les actions sociales se rendent compte de l’insuffisance en quantité et qualité des travailleurs sociaux et manager des stratégies de développement social .
L’INDH et les autres programmes et projets ont connu une avancée en matière de cadrage, montage et programmation, et ont été confrontés à un terrain local en déphasage par rapport à leurs projections sociales, et parfois même sans les compétences sociales. Cela limite l’ancrage des actions et leur impact et la préservation durable des acquis.
Certains établissements comme l’ADS ont compris dès le début de leurs actions l’importance cruciale du renforcement des capacités de ses opérateurs. Elle a ainsi multiplié ses actions de formation continue au profit de ces cadres et également orienter la formation vers des acteurs comme priorité et pré-requis d’un développement véritablement basé sur la participation et la capacitation des communautés et structures communales et associatives.
Actuellement, le défi des professionnels (l’ADS, l’ANAPEC, CN INDH, EN) est double : il est interne pour assurer une qualification continue pour ses cadres, et externe pour pouvoir transmettre un renforcement des capacités des acteurs locaux (élus, associatifs, coopératives, administrations locales) pour des raisons dictées par la nécessité de proximité des initiatives locales et à fin d’assurer un développement humain significatif et durable, capable d’améliorer les indicateurs préoccupant liés à la pauvreté et au développement social.
Les universités et les écoles supérieures, de leur part, et depuis quelques années, ont crée des filières de développement social afin de répondre à un nouveau marché/métier d’emploi et une demande croissante et prometteuse. Cet effort a été renforcé par l’engagement et l’adhésion académique pour la formation de 10.000 travailleurs sociaux.
A cet effet des dizaines de licences professionnelles et de masters de développement social dans les diverses universités et grandes écoles marocaines peuvent être citées, en plus des formations continues et spécifiques livrées par les établissement en charge du développement social, et celles organisées par des institutions et ONG ( IFAD, Réseau..).
Aussi et dans ce cotexte socio-institutionnel, du métier de développeur social entre université et professionnel, que le CERSS et l’ADS, organisent les 25 et 26 juin 2010 à Meknès, la session d’été de l’université du développement social sous le thème : « la formation en développement social entre universités et opérateurs sociaux »
Cette initiative tente de répondre entre autres aux questions suivantes :
- Quelle est la nature de cette formation ?
- Quels besoins des opérateurs et quels profils ?
- Quelles articulations entre université et établissements sociaux ?
- Quelle complémentarité pour plus d’efficacité et synergie?
I- Les Objectifs de la rencontre
La rencontre sera par excellence, une occasion d’intégration et interaction entre les académiciens responsables de la production de l’intelligence dans les universités et ceux en charge de mettre en pratique les politiques de développement social sur le terrain. De cette part cette visée et cette ambition, le séminaire aura pour objectifs :
1) de faire l’état du lieu des différentes formations universitaires en matière de développement social.
2) de faire la connaissance des priorités opérationnelles des intervenant sociaux
3) d’identifier les besoins des opérateurs sociaux en matière d’encadrement et ingénierie de développement et promouvoir le partenariat opérationnel.
4) de renforcer la convergence autour du développement social entre université et opérateurs sociaux (ateliers)
5) d’élaborer un plan d’action concerté pour une formation appropriée par le biais de profil et contenu conjointement définis



